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D4 Evolution 2026 : Dedalus met la donnée en action


Rédigé par Rédaction le Mardi 3 Février 2026 à 09:14 | Lu 93 fois


Le 22 janvier dernier s’est tenu le D4 Evolution, le rendez-vous annuel incontournable de Dedalus dédié à l’innovation en santé numérique. Organisée pour la première fois dans le cadre prestigieux de l’hôtel Pullman Paris Montparnasse, cette 8ᵉ édition a rassemblé près de 400 participants avec un programme ambitieux, articulé autour du fil rouge : « l’hôpital augmenté à la recherche de l’efficience opérationnelle ». Une occasion privilégiée pour les clients et partenaires du leader européen de découvrir des réponses concrètes à un enjeu majeur du système de santé.



« La promesse de cette journée est claire : partager notre vision du numérique en santé de demain, qui s’impose plus que jamais comme un levier de transformation d’un système arrivé à un point d’inflexion », a déclaré Guillem Pelissier, directeur général de Dedalus France, devant un auditoire attentif réuni sous les lumières de l’auditorium du Pullman Montparnasse. Face au vieillissement de la population, à l’augmentation des maladies chroniques, à la complexification des parcours et aux tensions sur les ressources médico-soignantes et les budgets hospitaliers, Dedalus défend une recherche nécessaire et attendue d’efficience opérationnelle : « Il s’agit d’allier intelligence et richesse fonctionnelle, pour libérer la valeur des données de santé tout en simplifiant leur usage et leur intégration »

Cette ambition repose sur plusieurs leviers, dont la co-construction avec les utilisateurs, le recours à l’intelligence artificielle et l’agilité technologique pour accompagner de nouveaux usages. Dedalus mise également sur des modèles de données avancés tout en portant une démarche forte d’interopérabilité, notamment via les standards FHIR et OpenEHR, ainsi qu’une offre de cybersécurité renforcée. « Malgré un environnement politique, économique et social mouvant, Dedalus a tenu ses engagements en France et a su croître », a rappelé Guillem Pelissier. En 2025, l’activité de soins connectés a ainsi progressé de 200 %, 20 000 lits sont désormais engagés sur le dossier patient convergé Care4U, plus de 300 laboratoires sont équipés du système de gestion expert InVitro LIS et quatre nouveaux établissements ont adopté le PACS de nouvelle génération DeepUnity. 
 
Autant d’indicateurs qui témoignent d’une dynamique solide au service de l’hôpital augmenté. Il faut dire que Dedalus dispose ici de sérieux atouts : sa présence sur tout le continuum de soins – du diagnostic à la recherche clinique, dans des établissements publics comme privés, en passant par les centres de radiologie et les laboratoires de biologie médicale –, combinée à son ancrage français solide, lui permettent d’apporter « des réponses concrètes, innovantes et souveraines »aux attentes du terrain, comme l’a souligné Amel Mokrani Bois, récemment nommée Chief Revenue Officer.

Des parcours simplifiés et recentrés sur les patients

« L’organisation des soins reste aujourd’hui un défi majeur, avec moins de ressources et toujours plus de données », a noté Guillem Pelissier. À l’AP-HP, premier centre hospitalier universitaire d’Europe, ces enjeux se traduisent concrètement : « Nous accueillons plus de 8 millions de patients par an, dont 1,5 million de passages aux urgences et 1,5 million d’hospitalisations MCO. Mais nous manquons d’infirmiers, d’IBODE, de manipulateurs en électroradiologie médicale… Il faut une efficience maximale et des outils adaptés », a expliqué Cyril Charron, président de la Commission Numérique de l’AP-HP. Thierry de Laitre, directeur du Centre de Solutions Applicatives au sein de la DSN, a insisté pour sa part sur les exigences fondamentales : « Nous avons besoin d’un système d’information stable, capable de supporter 30 000 utilisateurs simultanés, de gérer toujours plus d’usages, tout en simplifiant la lecture des informations et en renforçant la sécurité. »

Dans ce contexte, le DPI convergé Care4U, qui fait l’objet d’une feuille de route entre Dedalus et l’AP-HP, représente un levier clé. Il s’articule, pour cela, autour de cinq axes stratégiques, comme l’a détaillé Guillaume Reynaud, directeur de la BU Clinical4U, Connected Care, Data et Life Sciences : « Nous misons sur le Low Code pour permettre la personnalisation des outils métiers, le pilotage et la coordination en temps réel via le Command Center, l’interopérabilité et la valorisation des données, mais aussi sur une infrastructure cloud native et scalable, ainsi que sur l’accélération en matière d’IA et d’assistance vocale pour soutenir de nouvelles pratiques. » À cet égard, Dedalus assume un rôle clé dans l’industrialisation de l’IA en santé. Dans un foisonnement d’innovations, l’enjeu n’est pas d’ajouter des applications intelligentes, mais d’en mesurer la valeur, d’en garantir la stabilité et d’en assurer une intégration native et économiquement soutenable. Dès 2026, quatre premiers usages visant à simplifier le quotidien des soignants – afin qu’eux-mêmes puissent se recentrer sur leur cœur de métier – seront déployés dans le DPI Care 4U : la reconnaissance vocale et l’écoute ambiante, l’assistance virtuelle – ou IA agentique –, les résumés cliniques et un moteur de texte intelligent, avec une extension prévue aux DPI historiques Orbis et DxCare. « L’IA est un vecteur majeur de décharge cognitive et de sécurisation des pratiques », a insisté Guillaume Reynaud.

Des flux de travail transformés

Cette efficacité opérationnelle se concrétise particulièrement dans les spécialités déjà fortement digitalisées, à commencer par l’imagerie médicale, pionnière des usages intelligents en santé. Anna Vlachomitrou, Head of Innovation chez Dedalus, a expliqué comment l’IA, classique puis générative, transforme les flux de travail de bout en bout. Face à la pénurie de radiologues, à la complexité croissante des données et à la surcharge administrative, la technologie devient un véritable copilote : elle automatise les workflows, sécurise les pratiques et ouvre la voie à une médecine de précision multimodale. Dans ce cadre, le « radiologue augmenté, épaulé par des agents intelligents et en communication permanente avec les autres spécialités » constitue le cœur du PACS de nouvelle génération DeepUnity, illustrant pleinement cette intégration intelligente.

La même dynamique se déploie en anatomopathologie, où les prélèvements explosent sans hausse des effectifs. Après avoir amorcé sa transition numérique, la spécialité accélère désormais sur l’IA pour prioriser les cas urgents et guider la lecture des lames. « Nous travaillons aussi à l’allègement de la charge administrative, par exemple pour préremplir le compte-rendu ou automatiser la prescription d’immunohistochimie ou de biologie moléculaire », a précisé Nicolas Rousset, directeur de la BU Anapath France. Pensées pour venir en appui à des équipes sous tension, ces innovations incluent un poste de travail modernisé pour les pathologistes, ainsi que, en biologie, des mémos simplifiés, conçus avec le partenaire Vulgaroo, pour rendre les comptes-rendus plus compréhensibles aux patients.

Une gestion du temps de travail enrichie par l’IA

Guillem Pelissier (Dedalus) et Hicham Chehade (Optacare)
Autre exemple, et non des moindres, de l’allègement de la charge administrative par l’IA : la gestion des plannings, véritable casse-tête pour les cadres soignants. « Ils passent plus de 50 % de leur temps à composer avec des contraintes légales, des souhaits individuels et de nombreux aléas », a ainsi rappelé Hicham Chehade, président d’Optacare. S’imposant comme un facilitateur, l’IA permet de prendre en compte l’ensemble de ces paramètres pour automatiser la planification, tout en équilibrant la charge de travail.

C’est précisément sur ce terrain que s’inscrit le partenariat entre Dedalus et Optacare. « Nous avons retenu HR Planner d’Optacare pour ses performances, mais aussi pour la qualité de l’expérience utilisateur, validée auprès des soignants »,a expliqué Jocelyn Paul, responsable de la BU PAS-ERP chez Dedalus. L’offre conjointe est aujourd’hui testée dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt de la DGOS sur l’IA appliquée aux plannings, qui entend identifier des solutions robustes, intégrables dans l’écosystème hospitalier et offrant des gains d’efficience concrets. L’intégration entre Hexagone GTT et HR Planner, qui vise une gestion du temps de travail unifiée et enrichie par une IA native, est ainsi déjà perçue comme « un facteur d’attractivité, de fidélisation et de marque employeur », avec des premiers pilotes dès l’été et une mise sur le marché prévue à l’automne.

Command Center : des gains opérationnels tangibles

Des gains tangibles observés au Command Center Dedalus déployé à Madrid
C’est que, au-delà des usages cliniques, l’efficience opérationnelle repose aussi – et surtout – sur une optimisation fine des ressources, qu’elles soient matérielles ou humaines. Le CHRU de Nancy a illustré cette logique avec Jean-Christophe Calvo, chef de département DTNIB : « Notre stratégie repose sur deux axes, l’hôpital connecté, inscrit dans une dynamique territoriale, et l’hôpital intelligent, fondé sur le pilotage par la donnée ». Le Command Center, lancé en 2025 avec Dedalus – une première française –, en sera le centre névralgique, avec de premiers usages qui porteront dès 2027 sur les blocs opératoires et les urgences.

Les résultats observés à l’hôpital Gregorio Marañón de Madrid, premier établissement européen équipé du Command Center Dedalus, confirment l’efficacité du dispositif. Alexandra Kipper, responsable business développement Life Sciences chez Dedalus, a présenté un retour d’expérience sur trois ans de déploiement. Au bloc opératoire, le taux d’utilisation est passé de 69 % à 73 %, générant près de 2,6 millions d’euros de valeur annuelle. Les gains sont concrets : 25 interventions supplémentaires par semaine, 500 annulations évitées en 2024 et 900 interventions réalisées sans dépassement de planning. Sur les hospitalisations, où 20 à 40 % des journées étaient impactées par des retards non cliniques, « plus de 80 % des sorties administratives sont désormais finalisées conformément au protocole, avec une amélioration de 3 % de l’efficacité globale », a-t-elle indiqué. Aux urgences, la visibilité en temps réel réduit les délais, même si les progrès restent conditionnés par la disponibilité des lits en aval. « Le Command Center est aujourd’hui une solution mature, parfaitement adaptée aux CHU, mais aussi déclinable pour des établissements plus petits, éventuellement par services », a souligné Alexandra Kipper.

Recherche clinique et performance médico-économique : la donnée en action

Devenu un véritable levier stratégique, le pilotage de l’information hospitalière se situe désormais à la croisée de la valeur clinique, scientifique et financière. « La question n’est plus de savoir si nous avons des données, mais comment les mettre en action et les transformer en valeur », a résumé Alexandra Kipper. C’est dans cette logique que Dedalus se positionne désormais comme partenaire du cycle de vie de la donnée – collecte, structuration, nettoyage, interopérabilité, gouvernance – afin de transformer des volumes massifs d’informations en décisions opérationnelles, en résultats scientifiques et en performance mesurable, notamment via des plateformes de données centralisées de type Clinical Data Repository (CDR).

Cette approche trouve une traduction concrète dans un projet européen de recherche clinique multicentrique sur le cancer du sein et du poumon, associant Dedalus, LynxCare et trois Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC) français. « L’objectif est d’analyser de grandes cohortes prospectives en vie réelle, sur des critères de survie, de réponse aux traitements et de parcours de soins », a expliqué le Dr Nawale Hajjaji, oncologue médicale au Centre Oscar Lambret. Au-delà du champ scientifique, la mise en action de la donnée répond aussi à des enjeux opérationnels et économiques. « Recherche et pilotage médico-économique reposent souvent sur les mêmes données, mais aujourd’hui ces circuits restent trop cloisonnés », a observé Nawale Hajjaji. Pour Latifa Mahfoudi, directrice produit chez Dedalus, la réponse passe par « la rationalisation des infrastructures et des usages autour d’un socle technique commun, sans uniformiser les besoins métiers. » Des données cliniques et administratives structurées permettent ainsi d’améliorer la qualité du PMSI, de réduire les rejets de facturation et d’optimiser la trésorerie des établissements, tout en permettant aux cliniciens d’affiner l’analyse des parcours. À l’échelle européenne, cette capacité à structurer, partager et valoriser les données renforce aussi l’attractivité des établissements de santé français, pour qui la donnée devient désormais un actif stratégique. 

Accompagner la transformation de manière proactive

Pour améliorer concrètement l’efficience opérationnelle des établissements de santé, Dedalus place l’expérience utilisateur au cœur de son approche. Grâce à un accompagnement expert fondé sur la co-construction, Biogroup, l’un des leaders de la biologie médicale privée, a ainsi pu harmoniser un parc informatique hétérogène et structurer ses systèmes critiques, gagnant en robustesse, en performance et en réactivité. Au cœur de cette démarche se trouvent les Customer Success Managers, véritables « voix des clients et architectes de leur réussite », selon Aysun Caya, directeur Professional Services chez Dedalus. Cette relation client intégrée est complétée par des centres de services pluridisciplinaires et la plateforme Learn, qui accompagne la montée en compétence des équipes locales.
 
Nicolas Tailhardat, directeur Customer Success, résume la logique de Dedalus : «Notre objectif est de garantir la fluidité des échanges et la fiabilité des systèmes, pour que nos clients puissent se concentrer sur leur métier ». Amel Mokrani Bois abonde : «Notre mission est de coordonner excellence opérationnelle et satisfaction des utilisateurs, afin que la technologie devienne un véritable facilitateur du quotidien hospitalier.» Et c’est justement dans cette capacité à transformer l’expérience utilisateurs en gains opérationnels concrets que réside la force de l’offre Dedalus, parfaitement illustrée cette année encore par le D4 Evolution et les perspectives enthousiasmantes ouvertes par cette vitrine annuelle de l’innovation en santé.




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