© Centre Oscar Lambret
Pouvez-vous nous présenter le projet Elios et son articulation avec DaVinci ?
Franck Craynest : Le projet DaVinci a démarré en août 2024 à l’Unité de Pathologie Morphologique et Moléculaire (UP2M). Nous voulions que la saisie des prélèvements soit informatisée, mais Clinisys n’était pas en mesure de nous proposer une solution simple pour nos utilisateurs, le projet Elios est donc né. Avec Elios, nous avons créé un flux numérique entièrement sécurisé et assuré une continuité totalement fiable avec DaVinci.
Delphine Bertin : Nos prescriptions avec le bloc opératoire et le service d’imagerie sont informatisées dans le Dossier Patient Informatisé (DPI) depuis 2017. Pour maintenir cette dématérialisation, un outil de saisie des prélèvements capable de s’intégrer nativement à DaVinci était indispensable. L’association des deux solutions nous offre aujourd’hui une traçabilité complète des prélèvements qui nous sont transmis par ces deux services, en lien direct avec la numérotation de DaVinci. Le laboratoire prend en charge immédiatement l’échantillon via un QR Code reprenant l’identité patient, sans risque de confusion.
Cette intégration avec DaVinci a-t-elle modifié les pratiques pour les équipes du bloc opératoire ou de l’imagerie ?
Delphine Bertin : Auparavant, les opérateurs imprimaient des étiquettes et scannaient un code-barres pour ouvrir un questionnaire. Désormais, le numéro de prélèvement est généré automatiquement pour identifier chaque prélèvement.
Franck Craynest : Ce nouveau fonctionnement a permis de repenser toute la logique d’identification des échantillons de l’UP2M, sécurisant notamment l’étiquetage. Aujourd’hui, l’étiquette n’est créée qu’au moment précis où le prélèvement est saisi. Cette génération à la demande élimine les risques d’erreur et évite des non-conformités que nous pouvions rencontrer.
Comment s’est déroulé le partenariat avec Clinisys ?
Delphine Bertin : Clinisys a accepté de partir d’une feuille blanche pour redéfinir avec nous le circuit des prélèvements. Ses équipes nous ont accompagnés pendant plusieurs mois, participant activement aux tests et aux ajustements aux côtés de notre DSI, jusqu’à la mise en production. Encore aujourd’hui, elles restent disponibles pour intervenir en coordination avec le bloc, et garantir ainsi une parfaite cohérence entre Elios et DaVinci.
Franck Craynest : Le soutien de Clinisys s’est avéré déterminant dans le cadre de l’interopérabilité, leurs équipes ayant su adapter avec efficacité leur back-office pour satisfaire à nos exigences. Ce partenariat a permis la mise en place d’un outil parfaitement conforme à nos pratiques et fait de notre établissement le premier en France à bénéficier d’un logiciel de saisie des prélèvements connecté à DaVinci.
Concrètement, quelles ont été les principales étapes du projet ?
Franck Craynest : Le développement d’Elios s’est étalé sur six mois, de janvier à juin 2025, avec de nombreux échanges et ajustements entre la DSI et Clinisys pour garantir une interopérabilité optimale. Après la formation des équipes du bloc opératoire, de l’imagerie et du laboratoire, le lancement en septembre s’est fait en douceur : l’adhésion a été immédiate.
Delphine Bertin : L’ergonomie d’Elios a été adaptée aux usages des opérateurs. L’objectif principal étant de garantir des prescriptions conformes en limitant la charge de saisie, ce processus est plus fiable et optimisé, ce qui a suscité des retours très positifs de la part des équipes.
Quels bénéfices observez-vous aujourd’hui de cette interconnexion entre Elios et DaVinci ?
Franck Craynest : L’intégration d’Elios avec DaVinci constitue un véritable gage de sécurité. Cette association permet d’assurer une identification de chaque échantillon, en garantissant que chaque étape du circuit soit parfaitement tracée. Il est alors possible de suivre précisément chaque prélèvement tout au long de la chaîne. Pour renforcer encore la sécurité du processus, des contrôles intermédiaires sont mis en place à différentes étapes clés. Ainsi, à la sortie du bloc opératoire ainsi qu’au niveau de l’imagerie, une application dédiée sur smartphone permet d’effectuer des vérifications en temps réel. Ces contrôles systématiques contribuent à optimiser le suivi des échantillons et à garantir la fiabilité du circuit de prélèvement.
Delphine Bertin : Une fois la conformité de prescription validée, un dernier contrôle au laboratoire permet de s’assurer que tous les prélèvements d’un patient ont bien été réceptionnés. Avec le code DaVinci associé à chaque flacon, le risque de perte ou d’erreur diminue drastiquement. C’est une chaîne entièrement sécurisée, pensée pour garantir que le bon nombre de prélèvements suit le bon patient dans le circuit d’anatomocytopathologie. Cette géolocalisation des prélèvements Elios/DaVinci nous permettra bientôt d’informer les prescripteurs sur l’avancement de notre prise en charge en temps réel.
À terme, envisagez-vous de faire évoluer ou d’étendre cette solution à d’autres services du centre ?
Franck Craynest : Oui, nous prévoyons d’étendre Elios à d’autres services dès le début de l’année : soins externes, hospitalisation et pédiatrie, où des prélèvements sont également réalisés. Ces trois sites devraient démarrer au premier trimestre 2026. Chaque service ayant ses spécificités, des adaptations pourraient être nécessaires, mais mon équipe est en mesure d’ajuster rapidement l’outil. Notre force réside dans notre capacité à développer en interne des solutions apportant une réelle valeur ajoutée pour enrichir nos outils métiers – et nous avons ici pu nous appuyer sur un partenaire éditeur réactif.
Un partage avec d’autres Centres de lutte contre le cancer (CLCC) est-il aussi prévu ?
Delphine Bertin : Oui, nous partageons déjà certains logiciels avec les CLCC de Rouen et de Caen dans le cadre du projet C³, qui vise une coopération renforcée entre nos trois centres. Nous avons la chance de disposer d’une DSI qui comprend nos besoins et accompagne nos projets, permettant de concevoir en interne des solutions innovantes et adaptées. Ces échanges inter-centres sont nombreux et favorisent la mutualisation des bonnes pratiques. S’inspirer des réussites des autres et partager nos propres outils contribue à renforcer durablement la qualité et la sécurité des parcours patients.
> Plus d'informations sur le site de Clinisys
> Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025, à lire ici
Franck Craynest : Le projet DaVinci a démarré en août 2024 à l’Unité de Pathologie Morphologique et Moléculaire (UP2M). Nous voulions que la saisie des prélèvements soit informatisée, mais Clinisys n’était pas en mesure de nous proposer une solution simple pour nos utilisateurs, le projet Elios est donc né. Avec Elios, nous avons créé un flux numérique entièrement sécurisé et assuré une continuité totalement fiable avec DaVinci.
Delphine Bertin : Nos prescriptions avec le bloc opératoire et le service d’imagerie sont informatisées dans le Dossier Patient Informatisé (DPI) depuis 2017. Pour maintenir cette dématérialisation, un outil de saisie des prélèvements capable de s’intégrer nativement à DaVinci était indispensable. L’association des deux solutions nous offre aujourd’hui une traçabilité complète des prélèvements qui nous sont transmis par ces deux services, en lien direct avec la numérotation de DaVinci. Le laboratoire prend en charge immédiatement l’échantillon via un QR Code reprenant l’identité patient, sans risque de confusion.
Cette intégration avec DaVinci a-t-elle modifié les pratiques pour les équipes du bloc opératoire ou de l’imagerie ?
Delphine Bertin : Auparavant, les opérateurs imprimaient des étiquettes et scannaient un code-barres pour ouvrir un questionnaire. Désormais, le numéro de prélèvement est généré automatiquement pour identifier chaque prélèvement.
Franck Craynest : Ce nouveau fonctionnement a permis de repenser toute la logique d’identification des échantillons de l’UP2M, sécurisant notamment l’étiquetage. Aujourd’hui, l’étiquette n’est créée qu’au moment précis où le prélèvement est saisi. Cette génération à la demande élimine les risques d’erreur et évite des non-conformités que nous pouvions rencontrer.
Comment s’est déroulé le partenariat avec Clinisys ?
Delphine Bertin : Clinisys a accepté de partir d’une feuille blanche pour redéfinir avec nous le circuit des prélèvements. Ses équipes nous ont accompagnés pendant plusieurs mois, participant activement aux tests et aux ajustements aux côtés de notre DSI, jusqu’à la mise en production. Encore aujourd’hui, elles restent disponibles pour intervenir en coordination avec le bloc, et garantir ainsi une parfaite cohérence entre Elios et DaVinci.
Franck Craynest : Le soutien de Clinisys s’est avéré déterminant dans le cadre de l’interopérabilité, leurs équipes ayant su adapter avec efficacité leur back-office pour satisfaire à nos exigences. Ce partenariat a permis la mise en place d’un outil parfaitement conforme à nos pratiques et fait de notre établissement le premier en France à bénéficier d’un logiciel de saisie des prélèvements connecté à DaVinci.
Concrètement, quelles ont été les principales étapes du projet ?
Franck Craynest : Le développement d’Elios s’est étalé sur six mois, de janvier à juin 2025, avec de nombreux échanges et ajustements entre la DSI et Clinisys pour garantir une interopérabilité optimale. Après la formation des équipes du bloc opératoire, de l’imagerie et du laboratoire, le lancement en septembre s’est fait en douceur : l’adhésion a été immédiate.
Delphine Bertin : L’ergonomie d’Elios a été adaptée aux usages des opérateurs. L’objectif principal étant de garantir des prescriptions conformes en limitant la charge de saisie, ce processus est plus fiable et optimisé, ce qui a suscité des retours très positifs de la part des équipes.
Quels bénéfices observez-vous aujourd’hui de cette interconnexion entre Elios et DaVinci ?
Franck Craynest : L’intégration d’Elios avec DaVinci constitue un véritable gage de sécurité. Cette association permet d’assurer une identification de chaque échantillon, en garantissant que chaque étape du circuit soit parfaitement tracée. Il est alors possible de suivre précisément chaque prélèvement tout au long de la chaîne. Pour renforcer encore la sécurité du processus, des contrôles intermédiaires sont mis en place à différentes étapes clés. Ainsi, à la sortie du bloc opératoire ainsi qu’au niveau de l’imagerie, une application dédiée sur smartphone permet d’effectuer des vérifications en temps réel. Ces contrôles systématiques contribuent à optimiser le suivi des échantillons et à garantir la fiabilité du circuit de prélèvement.
Delphine Bertin : Une fois la conformité de prescription validée, un dernier contrôle au laboratoire permet de s’assurer que tous les prélèvements d’un patient ont bien été réceptionnés. Avec le code DaVinci associé à chaque flacon, le risque de perte ou d’erreur diminue drastiquement. C’est une chaîne entièrement sécurisée, pensée pour garantir que le bon nombre de prélèvements suit le bon patient dans le circuit d’anatomocytopathologie. Cette géolocalisation des prélèvements Elios/DaVinci nous permettra bientôt d’informer les prescripteurs sur l’avancement de notre prise en charge en temps réel.
À terme, envisagez-vous de faire évoluer ou d’étendre cette solution à d’autres services du centre ?
Franck Craynest : Oui, nous prévoyons d’étendre Elios à d’autres services dès le début de l’année : soins externes, hospitalisation et pédiatrie, où des prélèvements sont également réalisés. Ces trois sites devraient démarrer au premier trimestre 2026. Chaque service ayant ses spécificités, des adaptations pourraient être nécessaires, mais mon équipe est en mesure d’ajuster rapidement l’outil. Notre force réside dans notre capacité à développer en interne des solutions apportant une réelle valeur ajoutée pour enrichir nos outils métiers – et nous avons ici pu nous appuyer sur un partenaire éditeur réactif.
Un partage avec d’autres Centres de lutte contre le cancer (CLCC) est-il aussi prévu ?
Delphine Bertin : Oui, nous partageons déjà certains logiciels avec les CLCC de Rouen et de Caen dans le cadre du projet C³, qui vise une coopération renforcée entre nos trois centres. Nous avons la chance de disposer d’une DSI qui comprend nos besoins et accompagne nos projets, permettant de concevoir en interne des solutions innovantes et adaptées. Ces échanges inter-centres sont nombreux et favorisent la mutualisation des bonnes pratiques. S’inspirer des réussites des autres et partager nos propres outils contribue à renforcer durablement la qualité et la sécurité des parcours patients.
> Plus d'informations sur le site de Clinisys
> Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025, à lire ici