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Suivi de colis et parcours patient : un match inégal

Rédigé par Admin le Mercredi 6 Mai 2015 à 16:16 | Lu 695 fois


Le secteur de la santé est en pleine mutation. Le cabinet Roland Berger table en effet sur une croissance du marché de l'e-santé en France de 2,4 milliard d'euros en 2012 à environ 3,4 milliards en 2017, soit 7% par an. A l'heure où l'on évoque la croissance de l'e-santé et de l'usage de technologies adaptées aux besoins de la santé, des études montrent que le problème d'identification est toujours une réalité et tend même, dans certains cas, à générer de graves erreurs médicales. En effet, la World Health Organisation met en exergue le chiffre de 23% de citoyens européens ayant été directement confrontés à une erreur médicale dont 11% se sont vu prescrire un mauvais médicament. De plus, une étude menée par Harvard School of Public Health (HSPH), montre que 43 millions de patients dans le monde sont victimes d’erreurs médicales chaque année.


Franck Riout
Franck Riout
La France est un des rares pays en Europe avec la Turquie à avoir adopté une législation sur la traçabilité des médicaments et ce, pour tout leur parcours depuis le lieu de fabrication jusqu’à l’arrivée dans la pharmacie de ville ou d’hôpital. Cette norme permet de suivre et d’identifier des lots de médicaments avec leur sérialisation et de garantir une traçabilité efficace et fiable. Aussi, il est dommage que ce haut niveau de traçabilité s’arrête au pied du patient et que l’on n’utilise pas les technologies existantes pour renforcer la sécurité du patient.

Comment un centre logistique assure une meilleure traçabilité qu’à l’hôpital

Aujourd’hui la demande est claire : le bon colis doit être livré à la bonne personne au bon moment. Il faut pour cela un traçage précis et un suivi sur Internet. Dans les faits, un centre logistique est plus à même d’assurer cette traçabilité qu’un hôpital alors qu’il existe une technologie éprouvée, fiable, peu coûteuse et qui permet de répondre aux besoins et enjeux des hôpitaux. Il s’agit du code à barres. Cette technologie permet de savoir quel traitement a été administré au patient. Il permet également le traçage de tout le parcours de soin du patient.

L’importance de la redondance des éléments de sécurité

La check list au bloc opératoire, les nouvelles technologies d’imagerie, les simulateurs d’opérations afin d’entrainer les équipes à de nouvelles techniques et technologies sont autant de méthodes suivies et approuvées. Mais qu’en est-il de la redondance des systèmes de sécurité ? Pourquoi ne pas utiliser la technologie code à barres pour vérifier que l’on administre le bon médicament au bon patient ? Ce suivi est pourtant mis en place pour s’assurer de la bonne livraison d’un colis alors pourquoi pas à l’hôpital ? D’autant plus que les enjeux sont d’autant plus importants puisqu’il s’agit de vie humaine. La technologie est disponible, elle a montré son efficacité dans d’autres secteurs, et il ne serait pas compréhensible que l’hôpital n’en profite pas. L’idée n’est pas que cette technologie remplace l’humain, tout comme dans un cockpit, elle est là pour alléger la charge de travail et apporter un niveau de sécurité supplémentaire. S’assurer que les équipes médicales appliquent les bonnes procédures n’est pas suffisant. En effet, tout être humain peut commettre des erreurs. En ce sens, il ne serait pas honnête de reprocher à un soignant de faire une erreur si d’un autre côté le secteur n’utilise pas la technologie disponible qui peut l’aider à réduire le risque d’erreurs. D’autant plus que cette technologie ne s’arrête pas au simple suivi de l’administration de médicaments. L’hôpital trouverait tout son intérêt à utiliser le code à barres au bloc pour lier un traitement ou un dispositif médical à un patient : un patient avec une poche de sang à titre d’exemple. Cette technologie permettrait également d’aider les hôpitaux dans la T2A (tarification à l’acte) et permettrait aux hôpitaux de mieux tracer ce qui a été fait et administré lors d’un séjour. 
Suivi de colis et parcours patient : un match inégal

Réduire les risques et les coûts

Il apparait donc que des solutions simples et ayant déjà prouvé leur utilité existent. Il s'agit notamment des bracelets d’identification patients basés sur la technologie du code à barres. Il a été prouvé que cette technologie est la plus apte à prévenir contre les risques liés à une mauvaise identification, à la prescription d'un mauvais dosage ou encore d'un mauvais traitement.  A titre d’exemple l’Angleterre a déployé et généralisé le bracelet codes à barres 2D au sein des hôpitaux. Le but : tirer profit de cette technologie afin de réduire les risques et les coûts. A ce titre l’Angleterre a une approche très pragmatique de l’utilisation de la technologie et les contraintes budgétaires y sont toutes aussi fortes qu’en France ce qui prouve que la France serait tout à fait en mesure d’empoigner cette technologie dès à présent. Alors que l'hospitalisation à domicile devient une nouvelle tendance du secteur de la santé, il semble indispensable de mettre en place des techniques de surveillance adaptées qui assureront la sécurité du patient. A ce propos, une étude menée au sein du Charing Cross Hospital a montré que l'identité d'un patient équipé d'un système de surveillance lambda n'était vérifiée que dans 17% des cas alors que celle d'un patient équipé d'un bracelet avec système de code à barres l'était dans 81% des cas. Il semblerait donc qu’il soit grandement temps de déployer cette technologie.

Par Franck Riout, Responsable Marketing EMEA, secteur Santé chez Zebra.


 




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