Connectez-vous S'inscrire
MENU


Plan Cancer 3 : l’heure des arbitrages approche - Pour la Ligue contre le Cancer, la personne malade doit être au cœur d’un véritable « plan de continuité de vie »

Rédigé par Rédaction le Jeudi 7 Novembre 2013 à 13:04 | Lu 327 fois
Actu


Alors que se déroulent les Rencontres de la Cancérologie Française à Lyon, la Ligue contre le Cancer a requis auprès des pouvoirs publics en charge de la rédaction définitive du Plan Cancer 3 que « la personne dans toute sa singularité » soit au cœur de ce nouveau plan. Dotée de la plus large expérience de terrain en France et partie prenante des réflexions autour du Plan Cancer 3, la Ligue a en outre rappelé qu’il était « indispensable d’accompagner tous les malades, sans distinction sociales et territoriales pour leur assurer une continuité de vie avant, pendant et après la maladie ». Au terme de ce plan, le cancer ne devra en effet plus « être vécu comme une condamnation ou une rupture sociale, familiale ou encore professionnelle ». Aucune dimension de la lutte, « aucun bassin de population, aucune région ne doivent être oubliés ».


Plan Cancer 3 : l’heure des arbitrages approche - Pour la Ligue contre le Cancer, la personne malade doit être au cœur  d’un véritable « plan de continuité de vie »
« La Ligue salue le travail et les recommandations faites par le Professeur Jean-Paul Vernant et espère que celles-ci seront largement reprises dans le Plan Cancer 3. Ce Plan doit aller plus loin que les deux précédents. La personne malade, quel que soit son statut social, son lieu de résidence, ses origines est trop souvent oubliée et c’est pourtant elle qui doit être au cœur de ce Plan. Atteint d’un cancer, devons-nous mettre notre vie entre parenthèse ? Devons-nous faire des choix économiques ? Est-ce une fatalité de ne pas pouvoir continuer, autant que possible, une vie normale ? La Ligue contre le Cancer refuse cette fatalité. Le Plan Cancer 3 doit éradiquer les inégalités pour permettre à toutes et à tous de continuer sa vie malgré la catastrophe qu’est le cancer », explique le Professeur Jacqueline Godet, présidente de la Ligue contre le Cancer.

Lutter contre les inégalités et accompagner la personne malade, avant, pendant, mais aussi après la maladie : les recommandations de la Ligue contre le Cancer

Prévenir et protéger, une priorité essentielle pour chacun
 
- Développer la prévention par une approche éducative : la Ligue demande que l’éducation Nationale soit mobilisée.
 
- Redéfinir et faire appliquer un véritable plan de lutte contre le tabac : pour le financer, la Ligue demande l’instauration d’un prélèvement solidaire sur les bénéfices des industriels du tabac.
 
- Protéger les travailleurs et la population exposés à des produits cancérigènes ou à des risques environnementaux : la Ligue demande que soit créée une cartographie des risques individuels er collectifs.
 
- Augmenter la participation de personnes vulnérables aux programmes de dépistages organisés : la Ligue demande la prise en charge des frais cachés (frais de déplacement, gardes d’enfants, etc.) et la mise en place d’actions spécifiques pour ces personnes.
 
De la suspicion à la guérison, un accompagnement médical et social personnalisé
 
- Faire progresser le diagnostic, comprendre la complexité du cancer, trouver de nouvelles cibles thérapeutiques, améliorer la survie, diminuer les effets délétères des traitements : dans le but, la Ligue demande de favoriser et soutenir des projets de recherche réellement intégrée, faisant appel à toutes les disciplines, dont les sciences humaines et sociales.
 
- Permettre à tous l’accès aux thérapies innovantes.
 
- Proposer des soins complémentaires remboursés : activité physique adaptée, soutien psychologique, soins socio-esthétiques, conseils en nutrition.
 
- Garantir un continuum des soins hôpital/domicile : la Ligue demande une pris en charge spécifique pour les malades des territoires éloignés, enclavés, insulaires, et le développement d’interactions entre hospitaliers et médecins généralistes.
 
- Garantir le maintien des ressources et des droits acquis : la Ligue demande d’interdire les dépassements d’honoraires, de supprimer le reste à charge et d’accorder les indemnités journalières à toute personne salariée.
 
- Considérer les proches comme des victimes du cancer en leur proposant des aides adaptées dès l’annonce : accompagnement psychologique, aménagement du temps de travail, etc.
 
- Lutter contra la paupérisation du cancer : la Ligue demande la création d’un bouclier social et économique en mobilisant les mutuelles et les fonds de solidarité.
 
Et ne plus oublier l’après cancer
 
- Développer le maintien de l’emploi. Si ce maintien est impossible, faciliter une réinsertion professionnelle adaptée : la Ligue demande de rendre obligatoire un plan de réinsertion par étape, bâti par l’employeur et le salarié et prescrit par le médecin généraliste, et d’alléger les charges sociales en cas de maintien ou de réinsertion professionnelle d’un malade.
 
- Assurer la continuité du cursus scolaire ou universitaire des jeunes confrontés à la maladie : renforcer le rôle des SAPAD (Service d’Assistance Pédagogique) en établissement de soins et à domicile, aménager des conditions d’examen.
 
- Prendre en compte les nouvelles ruptures liées à la récidive ou à la rechute.

Le Plan Cancer 3 doit « changer radicalement le regard de la société sur le cancer et sur les malades »

Alors que le mot « cancer » est toujours perçu par la société comme une maladie honteuse, souvent mortelle, les personnes malades proclament que « le cancer est une maladie réversible et guérissable ». Elles affirment que le mot « cancer » ne doit plus « être synonyme de condamnation ».
 
Le Plan Cancer 3 doit donc, affirme la Ligue contre le Cancer :
- changer le regard de la société sur le cancer et sur les malades,
- diminuer le risque de décès par cancer lié au gradient social (2,5 fois plus important entre le niveau d’études le plus élevé et le niveau d’études le plus faible).
 
« Le Plan Cancer 3 doit briser les attitudes étriquées et compartimentées qui persistent aujourd’hui », conclut Jacqueline Godet, présidente de la Ligue contre le Cancer.

À propos de la Ligue contre le Cancer

Plan Cancer 3 : l’heure des arbitrages approche - Pour la Ligue contre le Cancer, la personne malade doit être au cœur  d’un véritable « plan de continuité de vie »
Premier financeur associatif indépendant de la recherche contre le cancer, la Ligue contre le Cancer est une organisation non-gouvernementale indépendante, reposant sur la générosité du public et sur l’engagement de ses militants.
 
Forte de près de 700 000 adhérents et 13 000 bénévoles, la Ligue est un mouvement populaire organisé en une fédération de 103 Comités départementaux. Ensemble, ils luttent dans trois directions complémentaires : chercher pour guérir, prévenir pour protéger, accompagner pour aider.
 
Aujourd’hui, la Ligue, fait de la lutte contre le cancer un enjeu sociétal rassemblant le plus grand nombre possible d’acteurs sanitaires mais aussi économiques, sociaux ou politiques sur tous les territoires. En brisant les tabous et les peurs, la Ligue contribue au changement l’image du cancer et de ceux qui en sont atteints.
 
Pour en savoir plus :
www.ligue-cancer.net
facebook.com/laliguecontrelecancer
twitter.com/laliguecancer




Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu | SIS | Sûreté | Restauration | Le Magazine en ligne | Biologie | Traçabilité | Imagerie | Pharmacie | News | Paris Healthcare Week 2017