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Le CH de Beauvais, hôpital pionnier
 dans le domaine du développement durable

Rédigé par Rédaction le Mercredi 17 Juin 2015 à 10:09 | Lu 591 fois
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Le Centre Hospitalier de Beauvais est le premier hôpital en France, avec celui de Villejuif (Hôpital Paul Guiraud), à avoir mis en place un déshydrateur thermique pour le recyclage des déchets alimentaires en mars 2015. Cette action a été remarquée par le programme national PHARE (Performance Hospitalière pour des Achats REsponsables). L’enjeu éco-responsable se double d’un enjeu économique : 177 tonnes de déchets alimentaires par an sont recyclées en “séchats”, ensuite valorisés dans un processus de méthanisation. Le choix de cette filière représente une économie pour l’hôpital de 15 000 € TTC par an pour ces déchets qui seraient autrement traités en DAOM (Déchets Assimilés aux Ordures Ménagères).


Le CH de Beauvais, hôpital pionnier
 dans le domaine du développement durable
L’informatisation du Dossier Patient au CHB lancée en 2012 représente quant à elle une diminution de consommation papier qui se chiffre en tonnes. Depuis son lancement, le CHB a créé plus de 130 000 Dossiers de Patients informatisés. Et pour aller plus loin, l’établissement a rapatrié sur son site ses archives médicales et administratives stockées à Péronne (13 km d’archives !). Fini les navettes de transport de dossiers médicaux entre Péronne et Beauvais, qui diminuent d’autant l’empreinte carbone du CH et représentent une économie de gestion, dont le transport, de 230 000 € TTC par an.
 
L’Hôpital de Beauvais entend allier économies de gestion et développement durable. C’est une véritable politique que l’on retrouve à travers le levier de la commande publique. Tous les marchés passés par le CHB prennent désormais en compte dans les critères d’attribution le respect de l’environnement. Symbole de cette éco-responsabilité du CHB : le premier véhicule utilitaire tout électrique va faire son entrée au CHB dans les mois qui viennent.

Le déshydrateur thermique :
 177 tonnes de déchets alimentaires recyclés

Au nombre des initiatives que le CHB peut compter à son actif en matière de développement durable, l’acquisition récente d’un déshydrateur thermique est une petite révolution qui permet de traiter les déchets organiques alimentaires, autrement nommés biodéchets produits en quantité par l’hôpital. C’est le premier hôpital de France avec celui de Villejuif à s’être lancé dans l’aventure du recyclage des déchets alimentaires par déshydratation thermique.
 
Jusqu’à présent, les biodéchets étaient considérés comme déchets assimilés aux ordures ménagères (DAOM) et prenaient le chemin de la transformation via la filière externe classique de tri, collecte et incinération.
 
Désormais, avec l’arrivée du déshydrateur thermique installé sur la plateforme du Service Logistique et Propreté placée sous la responsabilité d’Éric Leclerc, le CHB s’autonomise en matière de recyclage des biodéchets, qui ne représentent pas moins de 177 tonnes à l’année, soit 23 % du total des DAOM (Déchets Assimilables aux Ordures Ménagères).
 
Une fois collectés, ces déchets sont introduits dans la machine qui les broie, les sèche à une température de 80° et les transforme en une poudre inodore quasi-hygiènisée, dont le volume est réduit de 70 à 90 % du volume initial.
 
Ce substrat peut ensuite être valorisé auprès de l’industrie selon le procédé de méthanisation. La notion de développement durable prend dès lors tout son sens. Dans le cadre de sa démarche éco-responsable, cette action permettra au CHB de réaliser une économie réelle de l’ordre de 15 000 € TTC au regard du coût antérieur du traitement externalisé des DAOM diminué de 23 %.
 
Reconnue parmi les achats innovants et efficients, l’introduction de cet équipement fabriqué par des PME s’inscrit dans le cadre du programme “PHARE” (Performance Hospitalière pour les Achats REsponsables).
Axe majeur de ce programme, la 4ème vague du projet “ARMEN” vise par segments d’activités, de produits ou de services à identifier les bonnes pratiques recensées sur le terrain pour envisager leur généralisation.
 
Le CHB faisant figure de pionnier, il a en perspective la mutualisation de cette pratique environnementale de recyclage à l’ensemble des biodéchets hospitaliers des établissements de la CH2O.
Le déshydrateur a été testé le 17 mars, avec un démarrage effectif le 23 mars 2015. Le tri des déchets alimentaires a été mis en place partout dans l’Hôpital, au restaurant du personnel comme dans les services de soins.
 
 
 
Changer les comportements
 
Au restaurant du personnel (entre 400 et 600 repas par jour), une campagne de communication a été menée en mai 2015 pour sensibiliser le personnel à ces questions du recyclage des déchets alimentaires avant la mise en place de tables de tri des biodéchets. Pour les services de soins, un protocole a été élaboré pour le tri des déchets alimentaires. Tous les professionnels du CHB ont joué le jeu, des soignants aux professionnels de la Cuisine centrale et du Service Logistique Propreté.
 
Désormais, l’Hôpital de Beauvais recycle quotidiennement une moyenne de 500 kg de déchets alimentaires qui produisent 70 kg de “séchats” (25 tonnes par an pour 177 tonnes de déchets alimentaires).
 
Le déshydrateur thermique du CHB fonctionne par cycles de 12 heures qui sont lancés le soir et les séchats sortent le lendemain matin dans des collecteurs emportés par un transporteur pour être ensuite méthanisés.
 
 
 
Produire son compost
 
À partir du mois de juillet, l’Hôpital ira plus loin encore dans sa démarche éco-responsable en transformant lui-même ses séchats en compost.
 
Une cellule de compostage de 10 m3 va ainsi être installée sur la plate-forme Logistique et Propreté. Cette production d’engrais à partir des séchats, des feuilles mortes et des copeaux de haie sera ensuite utilisée dans les espaces verts de l’Hôpital dont le site s’étend sur une surface de 18 hectares.
 
Elle n’est rendue possible que par une reprise de l’entretien des espaces verts par les Services Techniques jusqu’à ce jour externalisé. Là aussi, l’Hôpital de Beauvais peut en attendre une économie.

Vers l’Hôpital tout numérique

Le dossier patient informatisé est devenu progressivement une réalité au sein de l’établissement à partir de juillet 2012 à travers le projet PICARSIS. L’intérêt est incontestable pour les équipes soignantes : le DPI leur permet de disposer de toutes les informations sur un patient de façon quasi instantanée. Il l’est non moins pour le développement durable.
 
En un peu moins de trois ans et demi, le CHB a créé 130 208 DPI. En projection sur l’année en cours, on devrait atteindre les 25 000 DPI créés en 2015.
On peut se faire une idée de ce que représente en économie de papier une telle masse de dossier au regard des stocks de dossiers papier dont l’Hôpital est encore en possession : 13 kilomètres d’archives, soit plusieurs dizaines de tonnes de papier !
 
Hier archivés à Péronne, ils sont en cours de rapatriement depuis le 2 mars 2015. Cette opération va se poursuivre jusqu’au 20 juillet prochain. Les dossiers médicaux entreposés dans la Somme vont en fait connaître deux destins différents, selon leur nature et les obligations légales qui y sont attachées.
128 000 DPP seront stockés à la Rotonde et au pavillon Beaupré (niveau -1) de l’Hôpital auxquels s’ajoutent 62 000 DPP déjà stockés dans notre Hôpital. Ces 190 000 DPP concernent potentiellement l’activité médicale actuelle, et les informations qu’ils recèlent peuvent être utiles aux praticiens, et plus généralement aux soignants.
 
Là aussi l’intérêt aussi bien médical qu’éco-responsable est indéniable. Les 128 000 nouveaux DPP stockés au CHB concernant potentiellement l’activité médicale actuelle seront accessibles dans un délai beaucoup plus court qu’auparavant (3 jours en moyenne). L’archivage “à domicile” représente aussi une économie de gestion de 230 000 euros TTC par an dont 18 000 euros TTC de transport, diminuant d’autant l’empreinte carbone de notre établissement. Une fois encore, attitude éco- responsable et bonne gestion se conjuguent.
 
Par ailleurs, 40 000 DPP (Dossiers Patients Partagés) seront purement et simplement détruits. Ils concernent des patients qui ne se sont pas rendus à l’Hôpital de Beauvais depuis plus de 20 ans. En tout, plus de 110 tonnes de papier vont ainsi être recyclées et revalorisées à hauteur de 35 € la tonne. Il faut y ajouter le recyclage de 20 tonnes de clichés radiologiques contenant de l’argentique et revalorisées à hauteur de 1000 € la tonne (soit 20 000 €).
 
À noter : 147 containers d’archives stockées à Péronne ont rejoint les Archives départementales de l’Oise en raison de leur intérêt historique.

La commande publique :
levier du développement durable

Plus généralement, l’acte d’achat public a des incidences sur le contexte social, économique et environnemental du CHB. Dans ces différents domaines, il doit être pensé dans une perspective de développement durable.
 
Le développement durable se réfère non seulement à l’articulation du social, de l’économique et de l’environnemental, mais tente de réconcilier le long terme et le court terme, le local et le global. Pour cette raison, le CHB, acteur de santé mais aussi acteur économique, a fait du développement durable une de ses priorités.
 
Il dispose pour cela d’un levier puissant : la commande publique.
Ainsi, le CHB oriente les marchés de commande vers une meilleure prise en compte du développement durable par :

- une intégration de dispositions en faveur de la protection ou de la mise en valeur de l’environnement, du progrès social, et favorisant le développement durable (c’est un des critères de sélection des entreprises).

- une prise en compte de l’intérêt de l’ensemble des parties prenantes concernées par l’acte d’achat.

- la réalisation d’économies “intelligentes” au plus près du besoin et incitant à la sobriété en termes d’énergie et de ressources

 
L’hôpital investit aujourd’hui pour économiser demain. Éco-responsable, il privilégie :

- le recours aux solutions de recyclage des fournitures

- l’utilisation préférentielle des matériaux dont le prélèvement ne contribue pas à la déforestation.

 
Quelques exemples : le respect de la charte imprim’vert pour les fournisseurs de papier et les imprimeurs ; la prise en compte des émissions de CO2 pour les véhicules achetés ; le regroupement des achats en pharmacie, notamment pour minimiser les frais de transport.
 
Symbole de cette politique : le premier véhicule utilitaire totalement électrique va faire prochainement son entrée au CHB à l’occasion d’un marché de renouvellement de 5 véhicules.
 




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